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Lundi 21 Septembre 2020

Comme le président de la République – et certaines associations vous en font le reproche –, vous parlez d’agressions "anti-musulmanes" et refusez d’utiliser le mot "islamophobes". Est-il tabou ?
- Je suis ministre de l’Intérieur, il ne m’appartient pas de réglementer l’usage d’un mot. Les mots ont un sens, et le terme suscite la polémique. Moi, je choisis ceux que j’emploie. L’important est de souligner une réalité : les actes racistes et xénophobes exercés à l’encontre de nos compatriotes musulmans ont augmenté de 28% depuis 2012 ! [de 31% selon cet observatoire, NDLR] Mais, derrière le mot "islamophobie", il faut voir ce qui se cache. Sa genèse montre qu’il a été forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 1970 pour jeter l’opprobre sur les femmes qui se refusaient à porter le voile.
C’est au mot près l’argumentaire de l’essayiste Caroline Fourest, combattu par nombre de collectifs ou d’associations. Pour eux, pendant de l’antisémitisme, "[l']islamophobie" devrait être inscrite dans le discours public et dans la loi.
Je crois que Caroline Fourest et avec elle d’autres intellectuels ont raison. Evidemment, le terme étant entré dans le langage courant, certains parlent "[d’]islamophobie" de bonne foi pour évoquer le racisme contre les arabo-musulmans. En revanche, d’autres, défenseurs d’un islam fondamentaliste –en particulier les salafistes – l’utilisent avec un objectif bien clair : empêcher toute critique de la religion et s’opposer aux principes de la République.
Un fondamentaliste vous dira que brûler une mosquée, caricaturer le prophète Mahomet ou contrôler dans le respect de la loi une femme portant le voile intégral, c’est la même chose. Pour eux, il s’agit d’actes "islamophobes". Je ne peux, moi, accepter cette tautologie.
Les sites djihadistes font exactement la même analyse. Ils veulent donner le sentiment que les musulmans, notamment dans nos banlieues, sont les victimes des lois de la République. On l’a bien vu récemment à Argenteuil et à Trappes, pour ne parler que de ces deux villes. Pour eux, une femme voilée intégralement est une victime non de l’obscurantisme intégriste, mais de l’institution républicaine qu’est la police ! Moi j’estime qu’il faut agir dans deux  directions : combattre férocement ceux qui commettent des actes racistes à l’encontre des musulmans, et en même temps ceux qui s’en prennent aux institutions de la République. Pour les salafistes, "[l’]islamophobie" est un cheval de Troie qui vise à déstabiliser le pacte républicain.
Observez-vous une montée du communautarisme ?
- Nous sommes devant un défi bien plus grave. Certaines villes sont des mosaïques où le mélange des cultures et des religions peut être un enrichissement. Mais malgré de gros efforts de rénovation urbaine, le ghetto est là. C’est le cas à Trappes comme à Argenteuil. Sur fond de crise économique, de misère, il existe une crise d’identité très profonde d’une partie de notre jeunesse. Preuve manifeste : le nombre significatif de convertis, dont une minorité se radicalise, et qui montre qu’une autre loi s’impose à des gens qui ne sont pas de culture musulmane.
A quoi s’ajoute une crise des institutions de l’islam de France, qui subit une pression très forte des salafistes.
A Argenteuil, les auteurs des agressions dénoncées par deux jeunes femmes voilées n’ont toujours pas été retrouvés. Leur comité de soutien et leurs proches estiment que la police est bien plus efficace lorsqu’il s’agit d’agressions contre des juifs…
La police et la justice font leur travail. Je ne peux pas accepter cette rhétorique malsaine. C’est une instrumentalisation par des intégristes. La victimisation par rapport aux juifs est une vieille technique antisémite. On dit alors que les juifs sont davantage protégés par les autorités que les musulmans. Un classique ! Cela dessert d’abord l’immense majorité de nos compatriotes de culture arabo-musulmane.
On revient là au débat sur "[l']islamophobie"… Les agresseurs de musulmans sont toujours recherchés et condamnés avec une grande détermination. A Orléans, un homme vient d’être condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour avoir roué de coups et insulté trois femmes au motif qu’elles étaient arabes et musulmanes. L’Etat est là et bien là pour protéger tous les citoyens.
Les mouvements islamistes radicaux exploitent-ils les agressions récentes contre des musulmans ?
- A l’évidence. C’est le cas de gens souvent connus de nos services et qui n’hésitent pas, comme à Argenteuil ou à Trappes, à se déplacer dans une ville dont ils ne sont pas originaires pour créer l’agitation. Il s’agit pour eux de conquérir des espaces et des esprits. On observe aussi des intérêts communs entre groupes radicaux, à l’extrême droite et dans une partie de l’extrême gauche que j’appellerai différencialiste, pour créer la confrontation.
A nous de tenir bon.
Etes-vous inquiet ?
- Oui. D’autant qu’il ne faut surtout pas confondre l’immense majorité de nos concitoyens musulmans avec des groupes radicaux qui sont à l’œuvre.
Ils en sont les premières victimes. C’est donc aussi aux musulmans de France de trouver la force de les combattre aux côtés des pouvoirs publics.


Le piège du mot "Islamophobie" ( Caroline... par prochoix

 
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