La salle Saint-Just était fermée à clé et sous alarme malgré la réservation. Samedi midi, sur la dalle d’Argenteuil, Georges Mothron (UMP) monte sur un banc et annonce sa candidature aux élections municipales 2014. « C’est le point de départ d’un projet municipal que, si vous le voulez bien, je porterais au mois de mars prochain », lance l’ancien député-maire, à la trentaine de personnes qui l’accompagnent dans sa visite du quartier du Val-Nord, promettant « de renouveler, rajeunir et féminiser » son équipe. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est de venir à la rencontre des Argenteuillais, d’écouter, de bâtir un projet de liberté. » Une première visite à la rencontre des habitants. C’est donc en petit comité, sinon en catimini, qu’il a lancé sa campagne. Un premier rendez-vous sur le terrain qui débute par les remerciements d’un père de famille. « Je viens d’obtenir grâce à vous un appartement pour ma famille. Nous sommes quatre et nous attendions dans un studio depuis sept ans… » Devant le centre commercial des Musiciens, une bénévole ne peut retenir ses larmes en lui exposant les menaces qui planent, selon elle, au-dessus de l’association de quartier Conjugue. « De nouveaux bâtiments étaient prévus pour nous, mais on a été écartés. Fermer Conjugue, c’est casser le quartier! » Un peu plus loin, un membre du collectif des résidants de La Haye-Normande exprime la colère de locataires subissant une réhabilitation depuis trois ans et l’installation de parkings payants. « Nous avons constaté, tout au long de la visite, des entraves qui n’existaient pas auparavant, ajoute du haut de son banc Georges Mothron. Je suis né ici. J’ai vécu des décennies de Parti communiste. Cela n’a pas toujours été facile, mais on se respectait. Argenteuil est devenu une république bananière. » Le ton de la campagne est donné. |