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Lundi 30 Novembre 2020

La fête du 1er mai a une histoire bien plus ancienne qu'il n’y paraît. Elle est en quelque sorte le pendant printanier de la nuit d’Halloween (anciennement « Samain »). Cette fête de « Belteine » a elle aussi des origines celtes. Elle célébrait l’ouverture de la saison chaude, tandis que Samain ouvrait la saison froide. Lors de ces nuits magiques et dangereuses, le monde des morts se confondait avec celui des vivants.
En Suède ou en Finlande, pour cette nuit de Walpurgis (le nom actuel de Belteine), les fillettes se déguisent encore en petites sorcières aux joues rouges avec des foulards fleuris et font du porte à porte dans l’espoir de récolter des friandises. Tout comme Noël, le carnaval et les fêtes de Pâques, le 1er Mai est un moment de passage marqué par des quêtes enfantines.
Aujourd’hui, un grand nombre des coutumes se sont entremêlées avec le temps. Mais quelles que soient les traditions du 1er mai, elles ont en commun de mettre à l’honneur la végétation.
Dans de nombreuses régions, en Alsace et en Franche-Comté par exemple, un rituel bien répandu consistait à « poser le mai » devant la porte des jeunes filles à marier qui trouvaient au petit matin un arbre ou une simple branche placée près de leurs maisons par les jeunes gens.
Chaque branche déposée avait une signification bien particulière. Ainsi, si une jeune femme recevait une branche de charme, cela signifiait qu’elle était « charmante » ; une branche d’aubépine indiquait qu’elle avait du « caractère ». En revanche, si elle retrouvait du cerisier devant sa porte, cela voulait dire qu’elle était « volage ».
Pour éviter les commérages, il arrivait aux mères de décrocher les branches injurieuses visant leur fille, avant le lever du jour !
Le mai collectif est un arbre provisoirement planté sur la place du village (souvent un bouleau), que les jeunes gens décorent de rubans, d’une couronne de verdure et de fleurs en papier crépon en l’honneur des jeunes filles de leur âge.
Cette coutume a disparu dans les années 1950/1960 notamment avec l’exode rural et la disparition de certaines traditions villageoises.
Le brin de muguet est venu autrement. Dans divers pays d’Europe, on a gardé longtemps l’habitude d’offrir des fleurs coupées à partir du 23 avril, jour de la Saint Georges, fête en relation avec le travail de la terre (« Georgios » signifiant « celui qui travaille la terre » en grec).
Parce qu’il sent bon, qu’il se compose de clochettes (les cloches ont toujours été reliées à la chance) et qu’il était relativement rare dans les sous-bois, le muguet s’est progressivement imposé comme la végétation porte-bonheur.
Cette fleur n’est pas dénuée d’histoire. En 1560, le chevalier Louis de Girard offre à Charles IX, visitant la Drôme, un brin de muguet. Charmé, le roi aurait repris ce geste pour offrir chaque année du muguet aux dames de la cour. C’était à la fois un porte-bonheur et un signe de courtoisie.
Après les émeutes sanglantes de Chicago en 1888 pour l’obtention de la journée de huit heures, le parti American Federation of Labour décide une grève internationale en 1890. La date est prise : le 1er mai, jour de la fête de diverses corporations.
Cette journée va devenir dévouée aux revendications syndicales dans les pays industrialisé. En France, le président Vincent Auriol en fera un jour chômé en 1947.
Les ouvriers avaient pris l’habitude de mettre à leur boutonnière une fleur d’églantine à l’occasion du 1er mai. Cette idée de porter de la verdure au XIIIe siècle. Il était primordial de ne pas être vu « sans verd » sur soi lors des premiers jours de mai. Ce qui a donné l’expression « être pris sans vert », c’est-à-dire au dépourvu.
La fortune du muguet étant liée au 1er mai, les ouvriers ont décidé en 1907 de s’en emparer. Désormais, ils porteraient le muguet à la boutonnière.
Comme la Saint-Valentin, la célébration du 1er mai, encouragée par les fleuristes, est entrée dans nos habitudes pour des raisons commerciales.
Il faut savoir que tout le monde de a le droit de vendre des brins de muguet. Il suffit pour cela d’être à 40 mètres d’un fleuriste. Le muguet est devenu un vrai commerce : près de Nantes notamment, des horticulteurs se sont spécialisés dans son exploitation et sa vente.
En tout cas, une chose est sûre : parce qu’il est porte bonheur et, qu’il symbolise si joliment l’arrivée du printemps, le brin de muguet n’est pas prêt de disparaître et a encore de beaux jours devant lui.

 
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